Visite au pays de Botanic – Les producteurs

Après la visite du siège social, nous partons en bus direction les serres Verdonnet-Bouchet.

Les serres Verdonnet-Bouchet

Présentation

2014-botanic-03Arrivés sur site, Bruno Verdonnet nous accueille sous le soleil et nous présente l’activité de l’entreprise : production de plantes fleuries, d’aromatiques, d’orchidées et de compositions florales.

La production d’aromatique est labellisée MPS.

Pendant ce temps, j’apprécie le lieu.

Je trouve le site agréable et surtout très propre.

Aucun déchet ne traine !

La signalétique du lieu est même soignée.

Quelques potées égayent le parcours.

La première impression est franchement positive.

Le repiquage

Nous entrons dans le vif du sujet avec la présentation du repiquage.

2014-botanic-03 Ici, une belle machine se charge de tout !

Les pots sont d’abord remplis de terreau,

puis les petits semis sont récupérés et installés dans les pots par un automate.

A la sortie, des pots bien repiqués qui partent pour un bon arrosage avant de partir s’installer dans les serres.

De l’automatisme au service des plantes …je ne l’avais même pas imaginé, moi, qui a eu une formation d’automaticien !

En tous cas, cela évite le travail fastidieux du repiquage et permet de gagner un temps précieux.

La gestion de l’eau

Dans les serres, Bruno Verdonnet nous explique comment il faut ensuite prendre soin des plantes : régulation de l’arrosage, ventilation, chauffage et lutte biologique.

2014-botanic-03Pour la gestion de l’eau, toutes les plantes n’ayant pas les mêmes besoins, certaines plantes sont arrosées en pluie fine alors que d’autres sont arrosées par le dessous. Dans ce cas, un astucieux jeu de bassins permet de remplir par le dessous, de laisser tremper, puis de vider pour alimenter les bassins suivants. Le gros avantage de cette technique est de pas mouiller le feuillage et d’éviter ainsi le risque de pourriture et donc les pertes !

La gestion de l’énergie

Un poste également couteux et sur lequel nous devons tous être vigilant est le poste de chauffage.

chaufferieEt oui, le soleil n’est pas toujours là pour réchauffer les serres et certaines plantes frileuses réclament de la chaleur pour se développer.

La chaudière, énorme, fonctionne au bois.

Et surtout, quand les températures sont bonnes et qu’il n’y a pas besoin de chauffer, la chaudière chauffe alors de l’eau qui est stockée dans un énorme réservoir (j’ai oublié de noter le litrage, mais de visu, c’est impressionnant).

L’intérêt est tout d’abord de ne pas couper la chaudière.

Et puis, en cas de refroidissement, l’eau chaude peut alors être utilisée pour réchauffer les serres.

La gestion des parasites

lutte biologique Pour la lutte biologique, c’est tout un équilibre qu’il faut créer dans les serres.

Pas question d’utiliser de pesticides pour détruire les parasites quand on travaille en bio.

Il faut donc trouver d’autres solutions et notamment la lutte biologique intégrée.

La lutte biologique utilise les « prédateurs » naturels des parasites ravageurs. Les prédateurs peuvent être de réels prédateurs qui se nourrissent des parasites mais ils peuvent être des agents pathogènes qui tuent le parasite de l’intérieur.

L’exemple le plus connu est bien sur la coccinelle et surtout sa larve qui se nourrissent de pucerons.

Mais ce n’est pas tout. Il ne suffit pas d’amener les « prédateurs », il faut faire en sorte de les garder en installant des plantes hôtes au milieu des serres, qui serviront d’abris ou de garde-manger pour ses auxiliaires de soin !

J’avoue que les explications étaient passionnantes, mais un peu complexes. Pour résumé, il s’agit toujours de bio-diversité !

De la couleur

2014-botanic-03

Le plaisir de se promener dans les serres est aussi de profiter des couleurs sur des centaines de mètres. Nos yeux se sont régalés et l’APN a un peu chauffé !

Espace Guerlain

Nous terminons la visite par l’espace Guerlain. Ici est stockée la collection d’orchidées de la maison Guerlain. Un sacré gage de confiance.

Par contre, vous n’aurez pas de photo, c’est confidentiel, mais je vous assure que cela valait le détour !

Datasem

Après l’espace Guerlain, nous partons au pas de course rejoindre Jean-Pierre CLAVEL, responsable de la société Datasem, labellisé bio depuis 2009.

Machine à semer

2014-botanic-03 Jean-Pierre CLAVEL nous présente tout d’abord la première activité de l’entreprise : le semis !

Pour ce faire, une machine prépare le terreau (bio bien sur), le dame au fond d’une caisse et le pré-découpe en petits cubes ( 4 ou 7 cm suivant la plante).

Ensuite, les graines calibrées par un enrobage au plâtre sont déposées au milieu du petit cube et recouvertes de sable fin.

Les caissettes attendent quelques jours avant de partir en serre.

Comme nous sommes arrivés en retard, le personnel était parti déjeuner et nous n’avons pas vu fonctionner la belle.

Les serres

Nous reprenons le bus pour accéder aux serres de Datasem. Ici, un grand nombre de plantes potagères ! C’est le dada de Datasem. En effet, dès 2001, Datasem fait le choix de rendre accessible à tous des variétés de plantes potagères jusque là réservées aux professionnels.

2014-botanic-03 Ici, c’est le lieu de croissance des tomates et des salades et de la diversité !

Ce n’est effectivement pas une seule référence de tomates ou de salades, mais bien plusieurs qui grandissent ici.

Une sélection est faite sur les tomates et les salades afin de proposer des variétés résistantes aux mildious ….

Et oui, il existe une trentaine de variétés de mildious (on en apprend tous les jours !) et certaines variétés de tomates sont résistantes à 1 ou plusieurs mildious (28 mildious pour les plus résistantes).

Les salades sont aussi sélectionnées pour leur résistance aux pucerons. Certaines variétés de salade ont une sève plus acide que les pucerons n’apprécient pas.

Enfin, tous ces produits sont conditionnés en barquette bois, par variété ou en mélange.

Ici aussi, aucun produit n’est appliqué sur les plantes, normal quand on est labellisé par Ecocert et qu’on a en plus le label bio Suisse. Jean-Pierre CLAVEL nous explique que c’est surtout un travail de vigilance afin de détecter les premières apparitions de parasites et de limiter ainsi l’invasion. Et oui, le mildiou se combat simplement en enlevant les premières feuilles atteintes !

Le temps passe vite et nous devons quitter Jean-Pierre CLAVEL à regrets.

Direction Gaillard pour un déjeuner typique avant la visite du magasin de Gaillard. Mais ce sera pour un prochain article !

2 Commentaires pour “Visite au pays de Botanic – Les producteurs”

  • Suspense suspense… encore un article pour le troisième volet !? Tu sais tenir tes lecteurs en haleine !! Oui la visite des serres était très agréable ; nous avons tous été étonnés de l’automatisation du repiquage des plants et de l’automatisation du site en général : on ne s’attendait pas à cela.
    C’est vrai qu’on a aussi pris des couleurs plein des yeux avec les fleurs… on serait bien repartis discretos avec des pots sous le bras ! lol

  • Karine dit :

    Melle Brindille, C’est vrai pour que pour l’automatisation, ça nous a tous surpris, moi la première …Ca fait du bien de s’informer un peu :-) Et oui, moi aussi, je serai bien partie avec quelques pots, mais ça se fait pas ! Bises et bonne journée (PS : il y aura bien un 3eme volet)

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